Notre unité

De la brigade créée dans l’urgence de 1972 à la direction spécialisée d’aujourd’hui : plus de cinquante ans au service de l’ultime recours.

Présentation

L’ultime recours de la police intégrée

GROUP DIANE est une unité spéciale d’appui de démonstration, inspirée de la Direction des unités spéciales (DSU) de la Police Fédérale belge. Lorsque tous les autres moyens policiers ne suffisent plus, c’est à elle que l’on fait appel.

Née en 1972 sous le nom de Groupe Diane, l’unité a traversé un demi-siècle de réformes sans jamais perdre de vue sa raison d’être : apporter aux services de police un appui spécialisé, toujours sous le contrôle des autorités judiciaires et administratives.

Illustration de l’unité
Histoire & héritage

Plus d’un demi-siècle d’histoire

1972

La naissance : le Groupe Diane

À la suite de la prise d’otages des Jeux olympiques de Munich, le gouvernement belge ordonne la création d’une unité spécialisée au sein de la gendarmerie : la Brigade Diane, du nom de la déesse romaine de la chasse.

1974

L’Escadron Spécial d’Intervention

La brigade est rebaptisée ESI (Escadron Spécial d’Intervention), appellation qu’elle portera pendant près de trois décennies.

1976

L’observation

Création d’une unité d’observation complétant l’ESI, officialisée en 1980.

1985

Les POSA

Face à la vague terroriste des années 1980, cinq unités décentralisées POSA (Protection, Observation, Soutien, Arrestation) sont implantées à Bruxelles, Gand, Anvers, Charleroi et Liège.

1992

Consolidation

L’équipe d’identification des victimes de catastrophes (DVI) et le POSA de Bruxelles rejoignent l’ESI ; création de la cellule de sélection et de formation.

1995

Unification

Tous les POSA passent sous le commandement direct du chef de l’ESI ; recrutement, sélection et formation sont unifiés.

2001

La DSU

La réforme des polices belges fusionne l’ESI et la 23e Brigade de la police judiciaire : naissance de la Direction des Unités Spéciales.

2007

CGSU

L’unité est intégrée à l’Office du Commissaire général et renommée CGSU (Commissariat Général Special Units).

Depuis 2014

Retour à la DSU

Dans le cadre de la réforme d’optimisation, les unités spéciales rejoignent la Direction générale de la police judiciaire et retrouvent l’appellation DSU.

2022

Retour du nom Group Diane

La composante Intervention retrouve officiellement l’appellation Group Diane. Ce retour au nom historique permet de réaffirmer l’identité propre de l’unité, son héritage, son esprit de corps et la place particulière qu’elle occupe au sein des Unités spéciales.

Illustration des missions
Champ d’action

Nos missions

L’unité exécute des missions d’appui spécialisées au profit des services de police. Elle n’agit jamais de sa propre initiative, mais seulement avec l’accord formel d’une autorité judiciaire ou administrative.

  • Méthodes particulières de recherche, d’observation et d’infiltration
  • Contrôles visuels discrets et écoutes directes
  • Missions spécialisées de surveillance, de protection et d’intervention
  • Gestion des facilités techniques centrales d’interception des télécommunications

Dans les situations de crise — prises d’otages, enlèvements, forcenés retranchés (« Fort Chabrol ») et autres opérations de grande envergure — toutes les unités sont intégrées sous le commandement de la Direction des opérations.

Ce qui nous définit

Nos valeurs

Elles ne se proclament pas, elles se vivent à chaque mission et à chaque entraînement.

01

Ultima Ratio

Notre devise latine signifie « ultime recours » : lorsque tous les autres moyens policiers ne suffisent pas, on fait appel, en dernier recours, à l’unité. Elle peut alors mettre en œuvre des moyens et des techniques spéciales, particulièrement intrusifs — toujours sous contrôle des autorités.

02

Violence minimale, efficacité maximale

La priorité absolue est l’arrestation sans effusion de sang. Comme le résumait un ancien chef de l’unité : un criminel qui a affaire aux unités spéciales a plus de chances de s’en tirer vivant — mais il risque moins de s’échapper.

03

Discrétion et esprit d’équipe

Résistance au stress, flexibilité, discrétion, esprit d’équipe et haute disponibilité : cinq qualités qui définissent chaque membre, opérationnel ou civil.

Structure

Notre organisation

Des unités centrales à Bruxelles, quatre entités régionales et une coopération internationale étroite.

Les unités centrales (Bruxelles)

Les unités centrales sont basées à Bruxelles, à l’exception de l’équipe undercover qui opère sous le radar. Elles regroupent : l’unité d’intervention — le Group Diane historique — dernière capacité offensive, chargée des prises d’otages, des forcenés retranchés, des arrestations spéciales, des perquisitions renforcées et des missions de police administrative ; l’unité d’observation (OBN), engagée contre la criminalité grave organisée et le terrorisme ; l’unité nationale d’appui technique (NTSU), qui fournit un soutien technique dans un cadre tactique ; et l’équipe undercover (UCT), spécialisée dans l’infiltration.

Les unités déconcentrées

Quatre entités régionales — Gand, Anvers, Charleroi et Liège — accomplissent les mêmes tâches que les unités bruxelloises en matière d’arrestations spéciales, de perquisitions renforcées, d’observations et d’appuis techniques, à l’exception des opérations nécessitant des compétences ou du matériel présents uniquement à Bruxelles.

La coopération internationale

L’unité est membre du réseau européen ATLAS, qui fédère les unités d’intervention des polices européennes sous la devise « All together to protect you », et dont elle a assuré la présidence entre 2001 et 2008. Elle entretient des contacts réguliers avec ses homologues, notamment le GIGN et le RAID en France.

Rejoignez l’ultime recours

La sélection est exigeante. L’engagement, exceptionnel.